I caught no full-blown flower of theory


Semester spring 2015
Dates

 lundi-mardi-mercredi 2-3-4 mars 2015

 

HEAD - Boulevard Helvétique 9

10h-17h30

Salle 11 

ECTS 3 ou 6 selon conventions semestrielles
Kunsthochschule
Universit├Ąt / Haute Ecole
HEAD-workmaster
Website http://www.workmaster.cc/noise/index.php?id=100
Teacher Baptiste Gaillard
Contact email
for student applications
roxane.workmastergeneva@gmail.com
Content description

Cette phrase du poème The unreliable narrator, de Keith Waldrop, m'a servi de titre pour une exposition au SIC ! Raum für Kunst de Lucerne (2014),mais aussi de basede réflexion quant à mon propre travail.En effet, l'énonciateur de cette phrase ne dit pas qu'il n'a rien obtenu de la théorie (du regard, ou dans le contexte du poème, du principe qu'il s'était imposé), mais il dit qu'il n'en a pas tiré des fleurs pleinement écloses. A partir de cette lacune, quelque chose semble devoir être mis en œuvre. Il m'a semblé qu'en tant que proposition, cette phrase pouvait être entendue comme un aveux de faiblesse, nécessitant un passage, incertain, à l'action pratique.

Je vous propose pour ce workshop de reprendre ensemble cette question, de profiter de ces trois jours pour penser ensemble à ce qu'est ce regard que nous posons tous sur le monde, et qui demeure insuffisant. Vous pouvez aborder ce workshop à partir de votre propre travail puisqu'il ne s'agira pas de produire ensemble des résultats, mais plutôt de chercher un point de friction, de clarifier pour chacun les sources de sa poétique.

 

Sous réserve de modifications :

LE PREMIER JOUR sera d'abord consacré à une brève présentation du workshop, de son origine et de ses objectifs. Nous lirons ensuite des textes et regarderons un ou des films.

Pour cette séance, les étudiants sont priés d'amener un extrait de texte qui leur tient à cœur dont ils auront préparé une brève présentation. Tout genre de texte est accepté (essai, roman, poésie, théâtre, etc). Il ne s'agit pas ici de faire l'exégèse objective de ce texte, mais de dégager et de rendre compte d'éléments, idées ou phrases, qui le rendent précieux et en font un « ami ».

 

LE DEUXIÈME JOUR, nous partirons tous ensemble en promenade en forêt et en ville, dans la région genevoise. Pour cette sortie les étudiants prendront tout ce qui peut leur servir à enregistrer ou ramasser des trésors. Je recommande un sac, éventuellement un appareil photo ou un enregistreur, des gants, un carnet de note, peu importe : vous connaissez mieux votre pratique que moi. Mais je vous suggère de rester léger, de bien vous habiller et de penser à de bonnes chaussures. Nous allons poursuivre ensemble, et chacun pour soi, notre pratique du regard, en dérivant, avec la possibilité, s'il s'en présente, de s'emparer de « témoins », c'est-à-dire d'objets qui rendent comptent de nos préoccupations personnelles en même temps qu'ils la remotivent. (n.b : Autant le dire tout de suite : il ne s'agit pas de prendre pour prendre. Il doit s'agir d'une élection. Sans doute certains rentreront bredouilles).

 

LE TROISIÈME JOUR, nous nous retrouverons à l'école, et nous mettrons en commun nos différentes trouvailles. Parce qu'il est inutile et contre-productif de forcer la récolte, ceux qui n'auraient rien emporté avec eux mardi pourront amener d'autres de leurs objets, photocopies, images, etc. L'idée est que nous formulions les raisons de nos choix, et que nous partagions ce fond d'atelier. Il est aussi possible à ce stade d'amener des amorces d’œuvres dans la mesure où la dynamique générale se resserre autour de votre pratique. Mais il ne s'agit pas de présenter des travaux. Ce qui compte durant ces trois jours, c'est que nous fassions le point sur la congruence qui est nécessaire au travail d'artiste, et qui se manifeste dans son regard aussi bien que dans sa pratique.

 

Remarks

max. 12 participants